LE SECRET DES LIEUX
Le feras-tu approcher du seuil
Pour qu'il cède de son plein gré ?
Attendras-tu qu'il soit couché
Pour choisir de le rejoindre ?
Te glisseras-tu habilement dans sa couche
Pour lui tenir ce qu'il envisageait à peine ?
Viendras-tu te suspendre à sa bouche
Sans faire montre d'aucune gêne ?
Laisseras-tu la porte entrebâillée
A seule fin qu'il en vienne
A déposer un regard brouillé
Au dévêtir habile de ta gaine ?
Seras-tu gênée de déclamer
Courbes et rondeurs le sachant
Tout juste à point nommer
Sa main gauche approchant
De son engin en plein essor
Seras-tu plus prompte que lui ?
Lui feras-tu visiter les prémisses
De ce qu'il y a de plus beau
Dans le rapport de chairs promises
A n'en rien laisser paraître ?
Enfin larguer la sublime balise
Qui pour un jour, peut-être ...
Monte à genoux sur le lit à baldaquin
Consomme sur place l'objet du délit
Le flattant de sa belle dimension
Te caressant la houppette en même temps.
Fais-lui le bien qu'elle espère
En frottant ta chatte vermeille
Contre sa trompe délétère
Qui dans ton trou, se fraye.
DANDINE TES HANCHES
Ramène ton décolleté à l'entrecuisse.
Provoque en lui, le point de non retour.
Garde-toi bien qu'il te saisisse
Devant ses amis au long cours.
Choisis plutôt l'un d'eux
Pour qu'il vous trouve enlacés.
Et quand il détournera ses yeux
Découvrant ta culotte baissée,
Il congédiera son ami baroudeur.
D'une gifle, il te fera tournoyer
Sous l'emprise jalouse de son coeur.
Qu'il sentira jusqu'aux tréfonds, broyé.
Quand il viendra s'excuser.
Tu sécheras tes larmes sur ses joues.
Ne te laisse surtout pas abuser
De sa main baladeuse sur tes dessous.
Indignée qu'il se comporte
Aussi librement avec ta chair,
Tu lui claqueras la porte
Pour en protéger ta fourragère.
Mais le soir venu, rejoins-le enfin
Vêtue de bas et de dessous virevoltants
Tout supplice doit connaître sa fin
Dans un moment de gloire haletant.
Enlève le haut sous ses yeux attendris
Retire le bas pour l'achever
Viens contre lui te lover.
Halète et pousse des cris.
Attire sa bouche entre tes mamelons.
Pose-lui sa main sur ton encolure.
Cherche à lui dérober son pilon
Pour en opérer la chapelure.
LE PIEGE DE CLAIRE
Evaporée à la sortie du bain,
Enrubannée d'une serviette
Laissant à sa vue, un sein
Et le dos totalement nu.
Prends tes aises sur le canapé
Feignant de dormir profondément.
Laisse son regard t'usurper
Et dénude-toi complètement.
De ta main, effleure ton entrecuisse
En papillonnant des yeux pour feindre
Un réveil inopiné croisant tes bras
Sur ta poitrine et ta toison fleurie
Joue la gamine effrontée
En te redressant, riant aux éclats
De l'avoir surpris à te fricoter
Sans jeter le moindre glas.
Ecarte les cuisses devant lui.
Fais-le s'agenouiller à tes pieds.
Sache conforter cette envie
Qu'il a de te posséder.
Chavire tout contre sa personne
En prenant la pose qui avilit.
Montre lui combien est bonne
La récompense de celui qui s'humilie.
PLUTOT QUE L'OBJET
Surprends la perchée sur l'outil.
Profite du spectacle solitaire
Que lui procure son frottis
Pour en caresser sa chair.
Si entre le plaisir et la honte,
Elle te dit qu'il ne faut pas,
C'est qu'elle veut que tu la montes
En examinant ses contrebas.
Retire-lui délicatement son gode
Et baise sa croupe ardente.
Trifouille sa mouille chaude
Qui s'emplit de liqueur odorante.
Si elle te supplie de stopper,
C'est qu'elle ne veut jouir
Refusant de se voir détremper
Sans se donner à réfléchir
Au toucher de ton pénis
Transi d'un spasme intense
Ne croyant pas que tu puisses
Vouloir lui gicler ta semence.
Plutôt flattée, elle te l'enfile
En trémoussant ses fesses polies.
Tandis que son dos se profile
Dans le prolongement de ton roulis.
INCITATION
Laisse sa tête reposer entre tes jambes
Sans lui prêter de funestes desseins
Sans trop tirer sur la robe
Pour maintenir en place tes beaux seins.
Passe une main dans sa chevelure
Et de l'autre, caresse son torse détendu
Aiguise de tout ton art son encolure
Jusqu'à plonger au plus inattendu.
Que dans le déshabillage mutuel,
Fusent et s'entrecroisent vos regards
Les effleurements deviennent charnels
Sans que cela ne voile ton fard.
En baissant son caleçon,
Vois l'effet produit
Suis bien le tronçon
Avant que ne coule l'enduit.
En ôtant ta culotte de soie frangée,
Il respire ta toison odorante.
De ta main, va le soulager
En caressant sa corde vibrante.
Tu croules à hauteur de sa taille
Pour de sa trompe, te régaler.
Au toucher de tes lèvres, il tressaille
Quand tu lèches son gland profilé.
BAIN DE SOLEIL
Etalant la crème sur tes hanches,
Il en frise ton maillot aux coutures.
La pression de ses doigts habiles déclenche
A ta surprise feinte, son ouverture.
Dis-lui de ne pas être gêné,
Qu'il peut caresser ta poitrine,
Qu'elle n'ira pas se faner
S'il y coule la paraffine.
Propose-lui ton bas ventre en descendant
Ton maillot une pièce à hauteur des poils.
Frissonne de ses doigts tremblants
Sur le fourni que tu dépoiles.
Retiens sa main de la tienne
En plantant tes ongles dans ta mouille.
Dis-lui de ne pas te traiter en reine
Et que pour lui, tu grouilles
D'envies malsaines et pernicieuses.
Qu'il peut t'en débarrasser,
Que depuis longtemps, tu es désireuse
De sa belle carrure élancée.
Il avouera te désirer dans ses rêves,
Qu'il t'y voit lui faire l'amour.
A ce moment-là, tu te lèves
Lui dévoilant ton superbe pourtour.
Tu le mènes par la main au salon
Où tu le presses de te lécher
De ta croupe jusqu'aux mamelons.
Il commence déjà à t'embrocher
Sans que tu l'ais vu s'y prendre.
Tu te sens jouir comme jamais
Dans ses bras qui vienne s'étendre
Le long de tes cuisses désarmées.
VERTIGE PASSAGER
Troublée des ardeurs de Patrice,
Tu retournes dans la fraîcheur du soir
Et dans tes pensées surgissent
Encore dans le miroir
Vos corps enlacés tout près
Qui s'effleurent et se caressent.
Ses baisers qui te font cabrer
Alors qu'il te saisit les fesses.
Tu souris de son sexe turgescent
Que tu avais senti à l'instant
Venir se frotter contre ton pubis
Plus rouge encore qu'une écrevisse.
Prenant une pose des plus obscènes,
Tu satisfais aux fantasmes
De la barre de métal sur scène
Qui draine tant de miasmes.
Tu balances tes seins lourds
Plongeant tes tétons sur sa bouche
Pour frétiller de tes contours,
Le cul levé de la couche.
Arc-boutée sur la planche à repasser,
Tu écartes tes fesses broussailleuses
Et lui demande d'être engrossée
Dans ta caverne luxurieuse.
Prépare la voie normale
En lubrifiant tes lèvres humides
Entre lesquelles doucement, s'empale
Patrice, de sa trompe putride.
EN PETITE TENUE
Tu lui racontes ton trip
La main entre tes cuisses,
Ses yeux braqués sur ton slip.
Comment cacher ton supplice ?
Tu vois qu'il en a une grosse.
Tu rougis de tes dessous
Exposés à son regard féroce.
Tu lui laisses te faire un bisou.
Tu minaudes en remontant ton soutien.
Il retire prestement son jean troué.
Avant qu'il ne continue, tu le retiens
De ta main craignant d'être bafouée.
Le torse dénudé, il s'allonge
Sur les draps, te dévisageant.
O moment d'ivresse, tu songes
Qu'il se montre bien engageant.
Transie, les yeux baissés,
Tu te tournes et le voit se toucher
Voyant son slip retroussé,
Tu le trouves bien emmanché.
Impossible lui dis-tu, troublée.
Que tu ne peux pas lui céder.
Que si tu le laissais t'enfiler
Tu ne pourrais plus te regarder.
Il te dit qu'il faut savoir oser,
Que seul le plaisir compte.
Tu lui portes un doux baiser
En rougissant de honte.
Fou comme cela t'excite
D'embrasser Patrice sur la langue
Ta main touchant sa bite
Que tu sors de sa gangue.
PLAISIRS SOLITAIRES
Tu ouvres sa porte à l'improviste.
Il se branle nu, les écouteurs
Branchés sur la hi-fi hors piste
Sans signe avant coureur.
Ton string sale sur son visage.
Tu ne peux quitter la scène.
Comme pétrifiée par l'orage,
Tu le trouves bien sans gêne.
Ton corps frétille à la pensée
Qu'il se masturbe en imaginant
Ton sexe délicieusement enchâssé
Sur le sien immense, te drainant.
Au plus profond de toi, tu ne veux pas,
Pourtant, il éjacule de fins jets.
Tu te doigtes sur le plat
Comme s'il t'enfilait ses dragées.
Le voici qui se dresse
Eberlué de te voir ici,
Excité que tes caresses
Se portent à ton châssis
Où tes doigts logés s'activent.
Tu comprends ce qu'il attend.
Mais voici que tu l'en prives
Au plus vite, en sortant.
Tu cours en chambre te déshabiller
Pour jouir de tes attouchements précis
Le corps à demi recroquevillé
Sur les pointes de tes seins durcis.
Tu penses que tu pourrais peut-être
Te laisser aller un soir à le connaître
Pourquoi faire entrave au naturel
Quand on est la plus canon du panel.
A LA DOUCHE
Tu entends qu'on entre dans la pièce
Malgré la douche qui crépite fort
Ton cœur s'accélère et te presse
Prise d'un profond émoi qui étourdit ton
corps.
Tu savonnes tes hanches galbées.
Tu te retournes en te cabrant
Pour lui montrer tes seins nimbés
Et ton entrecuisse vibrant.
Il a un regard étrange, presque blême
Tu poses les mains sur ses épaules.
Il regarde ton corps couvert de crème
Il tend le bras si proche qu'il te frôle
Tout près comme s'il jetait un sort.
A voir comme il reluque ton corps,
Dans la brillance de ses prunelles,
Tu lui demandes s'il te trouve belle
Tu malaxes tes fesses
Qui s'affermissent de plaisir.
Il te couvre de caresses
Tu cherches à te ressaisir.
Mais, c'est si bon d'être désirée
Par un fringant jeune mâle
Que tu ne fais que t'admirer
Dans ses bras qui régalent.
Est-ce donc tout ce que tu as appris
Lui reproches-tu à l'oreille !
Que Patrice te semble bien fourni
Maintenant que tu t'y essayes.
CHAUDE SOIREE
Tu en jettes tout autour.
Minijupe et bas noirs,
Mise en valeur sous l'abat-jour,
Il arrive dans le couloir.
Bouche ouverte et jambes croisées,
Formes lascives par habitude,
Profond râle et regard braisé
A l'inverse de la fille prude,
Tu te veux libertine et sensuelle.
Ta poitrine mise en valeur.
Lumière tamisée te fait belle,
Embellit ton bel enjoliveur.
Tu lui souris l'air coquin
En décroisant tes jambes scandaleuses.
Tu sais qu'il a le béguin
Pour toi et tes formes gracieuses.
La fulgurance des passions
Vous enivre tous les deux.
Naissance de la cogitation
Entre de forts spasmes orageux.
De regards détournés aux cuisses,
Du consentement que tu fais montre
Au vertige de son caprice
Acheminé jusqu'à ton bas-ventre.
Déchéance du corps abandonné
Sur la tangente débridée
De ta proue éperonnée
Par ses mains décidées
Qui te déculottent malgré toi.
Tu n'aurais pas cru qu'il le fasse.
Dans ta couche, il festoie
En forçant le verrou de ta calebasse.
FIGURES CLASSIQUES
Tu te grattes la botte,
Manipules ta touffe,
Défriche ta motte,
Qu'il te la bouffe.
Il pénètre, tu restes sans bouger.
Tu aimes qu'il te voit
Te trousser, te la loger
De ce qu'il t'envoie.
Patrice est bon amant.
Il se suspend à tes seins
Où il te léche goulûment
En y coulant un joyeux levain.
Tu le couves de ta main crispée
Sur ses cheveux hérissés,
Sa langue labourant ton fripé.
Tu jouis de sa tête enfoncée
Entre tes cuisses qui l'enserrent.
Vous inversez les rôles d'actifs.
Tu baises son beau derrière
Puis son phallus pelé à vif.
A pleine bouche maintenant,
Tu enrobes son membre viril,
Ta gorge gênée par son gland
Jusqu'aux bourses où tu l'enfiles.
Tu ramènes tes cuisses contre ta poitrine,
Le laissant te pénétrer profond
Pour jouir de joutes intestines
Dans l'excavation creusée au pilon.
Quelle femme indigne tu fais
De te complaire en Patrice
Qui décharge son trophée
Dans l'urne de tes cuisses.
LE GRAVE DU REMORDS
La chaleur braisée enivre tes sens
Tes yeux s'égarent dans ses prunelles
Au diable qui mal y pense
Doit continuer la ritournelle.
A pleines mains, tu les soutiens
Pour les affermir au toucher.
Son regard insistant te retient.
Tu lui demandes d'approcher
Des pouces, il palpe tes tétines.
Tes yeux palpitent d'une envie subite.
Il t'accompagne jusqu'aux latrines
Où l'affaire commune périclite.
Il dégrafe ta jupe, baisse ta culotte
Et vient en toi libérer son envie.
Bientôt, tout ton être se frotte
Délicieusement dans son roulis.
Retroussée par ton bel ingrat,
Tu remontes tes cuisses autour de ses hanches,
Tes fesses soutenues par ses bras,
Il te presse fort sur les planches.
A peine en a-t-il fini
Que tu te détournes de lui
En pleurant de ton abandon
Le visage enchâssé dans ton édredon.
Tu lui dis qu'il ne faudra plus
Jamais recommencer une telle chose.
Que rien de cela n'était voulu.
Que ta porte lui sera tenue close.
VISITE IMPROMPTUE
En petite chemisette, tu le reçois.
Voilà qu'il s'excite de ta tenue.
Mais tu t'abandonnes à sa vue
Malgré le relief de son pyjama.
Le plat de sa main vient
Sur ta cuisse toute tremblante,
Eveiller ton désir épicurien
De sa venue époustouflante.
Tu poses ta main sur la sienne
Pour essayer de l'en écarter.
Mais il s'en prend à ta gaine
Ne pouvant plus le supporter,
Tu le gifles à la volée,
Il échoit comme une feuille sur le sol.
Tu cours le rejoindre affolée,
Mais te voila prise en camisole.
Forcée de te joindre à lui,
Te débattant sans conviction,
Il libère sa trompe épanouie
Et tu t'acquittes de sa pénétration.
Frasque amoureuse où se mêle
La tendresse de Claire,
La passion de Patrice telle
Qu'à toute autre, il la préfère.
Tu partages sa couche royale
Faisant fi de ce que les autres pensent.
Une à une, tu déchires les pétales
De ceux qui te font offense.
Tu concèdes toujours plus à celui
Qui n'a pourtant pas sa place
Auprès de toi, dans ton lit
Ornementé de suggestives rosaces.
LES VERS QUI ENSORCELLENT
Ses lettres te semblent bizarres,
Souvent emportées de mots d'amour.
Tu essaies de lui faire rempart
Quand ses yeux comme de velours
Viennent souligner tes rondeurs,
Et trouver la femme au long des vers
Comme lorsque le couteau du graveur
Arrache des morceaux à la pierre.
Par les mots, il te rend folle
A n'en plus pouvoir penser,
Tu t'enfiles le litre d'alcool
Et tombe au sol, défoncée
Tu retrousses ta robe fendue
Qui lui dissimulait ta touffe herbeuse
Il sait qu'il n'est plus défendu
Alors de trifouiller sa visiteuse.
Tu jouis de son entrée fracassante.
Il rampe entre tes cuisses découvertes
Enroulant tes bouclettes ravissantes
Sachant bien qu'il court à sa perte.
Que jamais plus sera pareille
Ta relation avec Patrice
Tu auras permis son éveil
Mais tu tomberas dans les abysses.
Et ainsi, de fil en aiguille,
D'orgies en criblage d'épices,
Patrice connaîtra bien d'autres filles
Après que tu aies cédé à son
caprice.
CADEAU D'ANNIVERSAIRE
Comprends qu'il te faut les voir
Pour que je ne sois pas l'unique femme
Qui veuille bien recevoir
En elle, ta trompe qui se pâme.
J'aime tes pelotages rapides,
De te voir me désirer si fort.
Quand tu me jettes des regards perfides,
Tu me fais vibrer au bas du corps.
Te souviens-tu la première fois
Que tu as voulu me voir nue
Et que moi, je ne voulais pas
Et qu'après, je suis venue
Dans le salon, me déshabiller
Et que tu n'en croyais pas tes yeux.
Quand j'ai retiré mon string mouillé,
J'ai vu que s'érigeait ta queue.
Tu tremblais comme une feuille morte
Quand je me suis assise près de toi.
Je t'ai montré ma poitrine forte.
Et tu as mis ta main sur moi.
J'ai écarté mes cuisses au plonger
De tes doigts sur ma fente
Interdit, tu n'osais plus bouger
Comme si elle était glissante.
J'ai passé ma main sous ta chemise
Découvrant une forêt humide.
J'ai frétillé sur ton assise
Laissant couler des rivières limpides.
Je pleurais tant je jouissais.
Ô Patrice, nous n'aurions jamais du
Corps à corps, nous prélasser
De nos lèvres mordues.
VIREE EN MER
Fais-moi l'amour charmant.
Ce sera plus beau, en effet !
Venons-en au rapprochement
De la coupe à son trophée.
Le charme sera rompu enfin
Et je n'aurais plus envie de ton corps.
Comme une sculpture dorée à l'or fin
Qui sera écaillée sur les bords
Tu n'auras d'autre amant
Qu'à la lisière des prairies
Trépigne à ton saignement
Qui suinte dans l'écurie.
Viens t'empaler sur mon pieu.
Enrobe mon gland de ta salive.
Fais-moi ressentir ce doux feu
Qui dérive à la pointe de l'ogive.
Vautre-toi les fesses dénudées.
Sois une femme dégoulinante
De tes hanches à ta raie galvaudée
Sous des allures lancinantes.
Vire bien large à bâbord
Et engouffre moi à marrée basse.
Puis remonte droit à tribord
Sans t'épargner de boire la tasse.
Et profite de la marrée haute
Avant qu'elle ne se retire
Pour en retourner ta motte
Et dans mes bras, te blottir.
Si la passion remplace ton dégoût,
Laisse moi t'asservir de mon amour.
Martyr agrippé à ton cou
Comme mijoté au bouillon court.
LA DRAGEE HAUTE
Fais de moi ton chambellan.
Ne dis pas mot à mon approche.
Succombe aux soupirs de mes élans.
Sans te moquer de mon sexe en cloche.
N'en démords pas tout de suite.
Laisse-moi perdre patience.
Accepte un court accessit
En perturbant ta mouvance.
Effleure mes lèvres turbulentes
En hochant ta tête négligemment.
Du bout des lèvres, consente
Que je t'embrasse chaudement.
Un baiser, rien qu'un baiser brûlant.
Après, je m'en irai sans un bruit
Loin de tes draps immaculés de blancs
Passer dans ton souvenir, une douce nuit.
Je sais qu'il n'est pas bien
Que je prenne la barre
Nous ne pouvons tisser ces liens
Sans rompre les amarres
Mais, il n'existe pas sur terre
Une autre femme dont j'ai plus envie
Même si tu ne me crois pas sincère
A ma main, tu descendra du parvis
Ote ces ardeurs lubriques où l'on se lèche,
S'embrasse et se touche partout.
Garde ce drap qui nous en empêche
Et souviens-toi comme il est doux…
LE CHEF D'ORCHESTRE
Claire, tire la moi plus fort.
J'aime ta main qui l'agite,
Ta bouche qui me la tord,
Ton vagin qui est son gîte.
Il en est un moins fréquent
Où cela fait encore plus mal.
Quand j'y monte le camp,
Je me sens à fond de cale.
Mais c'est vraiment trop bon
Pour s'en passer comme du reste.
Il est une demeure sans fond
Qui apparaît entre deux pans de veste.
On s'y frotte avec ardeur
Même s'il manque des ouvertures,
D'ancestrales qui menaient au coeur
Pour qui triomphait de l'impur,
Dans ton décolleté, se cache-t-il
La voie généreuse d'un retour brutal
Aux frontières où l'homme futile
Se promet une liaison fatale.
Il orchestre à sa manière,
Flattant les étendues de chair
Pour combler tes zones érogènes
Et user les postes à galène.
Toujours à t'imaginer perchée
Que tu sois verte ou bien mûre.
Qu'importe si ton embouché
Se pratique sans ouverture.
Qu'est-ce en fait de pratiquer
Un chenal là où d'autres passent.
Distribuer de savants bouquets
Aux quatre coins de ta carcasse.
INVITATION AU LIT
Elle m'avait dit de venir la voir.
Je la découvris en nu intégral.
J'allais sur la chaise m'asseoir.
Pour concéder au théâtral.
Quel spectacle magnifique tu donnes !
Il commence à peine, regarde-moi !
Tu sais, je ne suis pas une madone
Mais cette nuit, j'ai décidé d'être
à toi.
Cela m'excite que tu me vois telle.
J'ai l'impression de tomber en transe
Je n'ai nul besoin d'une ritournelle
Pour sentir le vertige des sens.
Baise mes seins et mes lèvres.
Ne taris pas la sauce, plus encore !
Fais monter en moi la fièvre
Comme la pluie sur mon corps.
Ah, tu vois quand tu veux,
Tu sais produire des éclairs.
Allez, agite-moi ta queue
Et défonce ma porte cochère.
A L'ABRIS DES REGARDS
Elle vient m'embrasser
Non sur les joues mais sur les lèvres.
Elle rougit un poil son métissé
Avant de filer comme on sèvre.
Je la rejoins dans l'escalier,
Elle éclate en gros sanglots.
Elle me regarde de biais
Jouant une petite scène de mélo.
Je la prend par la taille
Et elle se blottit contre moi.
Je crains que son coeur ne s'écaille
Au tremblement de son chemisier de soie.
Elle m'attire dans la chambre haute
Où elle loge ma main entre ses cuisses.
Je farfouille et défriche sa motte
A mesure que mes doigts s'immiscent.
Sa culotte que j'abaisse,
Elle ouvre ma braguette.
Je la tiens aux fesses
Pour lui faire galipette.
Je le sens prêt d'éclater
Quand de sa main, elle me branla.
J'éjacule éperdument sur sa jetée,
Ses poils inondés d'un bel éclat.
Alors que je la pénétre au lit,
Ses ongles éraflent ma chair.
Je prolonge loin le roulis,
Enfin réjoui, sans en avoir l'air.
Et souvent, nous avons recommencé
Juchée contre la rambarde fragile
De sa petite culotte débarrassée,
Agitée par les mouvements du krill.